Michael Moore n'a plus envie de débattre. Dimanche, le réalisateur expliquait sur son compte Twitter qu'il serait absent de tous les plateaux télé américains : «L'heure
est à l'action. Le temps des débats et des discussions est terminé.
C'est comme pour la question de la "légitimité du viol": le débat sur le
contrôle des armes est putain de fini.»
«J'ai dit ce que j'avais à dire il y a dix ans. Rien n'a changé. Vous pouvez regarder cette version piratée gratuitement», a-t-il continué en postant un lien vers une vidéo Youtube de Bowling for Columbine :
Le réalisateur a ensuite précisé : «Je ne veux pas que les studios se fassent de l'argent grâce à ça. S'il vous plait, regardez le film gratuitement.» Bowling for Columbine étudie
les causes de la fusillade du lycée de Columbine en 1999 qui avait fait
quinze morts. Le film a reçu l'Oscar du meilleur documentaire, le César
du meilleur film étranger et le Prix du jury lors du 55e Festival de
Cannes.
Je ne sais pas si j'ai bien le droit de poster ces deux vidéos (rapport au droit à l'image). Elles sont un peu pourrie, car faite maison, à bout de bras, pendant le concert. Juste le témoignage d'un très bon moment... Rock n'roll !
L'anglophone sourit : Fillon a baptisé son
parti RUMP. "Croupion" (voir mon précédent post). Pourtant, il y avait
d'autres choix ! BUMP, "bosse", CHUMP, "ballot", DUMP, "larguer"... Oui.
Bon. Finalement, le problème, c'est bien l'UMP !
Twitter a le sens du rythme. À peine le nom du nouveau groupe
parlementaire filloniste connu que le réseau social s'esclaffait : en anglais, rump signifie en effet croupe,
ou croupion lorsqu'il s'agit d'un animal (d'où le rumsteck), il
signifie également le postérieur d'un être humain. C'est vrai en
anglais, mais également dans les langues scandinaves, ce qui a autorisé
certains rapprochements osés avec le nom du créateur et leader François
Fillon
Reste l'ultime test à réaliser, selon les twittos : chercher "rump" dans Google Images.
Le résultat est sans ambiguïté. Comme l'a rappelé François Fillon,
c'est à chacun de prendre ses responsabilités, la bienséance nous
interdit de faire figurer ici le résultat de cette recherche.
Pour ou contre le retour du matricule visible sur la veste des policiers ? Moi je suis Pour : en cas de bavure, on pourra ainsi retenir aisément le numéro : 25ct6124l893xg5684799
"La République reconnaît avec lucidité" la répression "sanglante" de la manifestation d'Algériens à Paris le 17 octobre 1961, a déclaré mercredi François Hollande. "Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression, reconnaît M. Hollande, selon un communiqué de l'Elysée. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes."
Lundi, le Parti socialiste avait réclamé "une reconnaissance officielle" de la répression de cette manifestation, qui avait fait de nombreux morts. François Hollande, qui avait rendu hommage il y a un an aux victimes lors du cinquantième anniversaire de cette page noire de l'histoire française, a fait de cette reconnaissance une de ses promesses de campagnes. Il a signé l'"Appel pour la reconnaissance officielle de la tragédie du 17 octobre 1961 à Paris" lancé par le site d'information Mediapart. Le président doit se rendre début décembre envoyage officiel en Algérie pour sceller de nouveaux rapports entre la France et son ancienne colonie. LE PEN CRITIQUE "TOUTES CES REPENTANCES" Jeudi, Marine Le Pen, présidente du Front national, a lié la multiplication des actes de repentance publique avec l"hostilité" vis-à-vis de la France. "Vous n'avez pas le sentiment que toutes ces repentances ont une influence sur la manière dont un certain nombre de nouvelles générations de Français d'origine algérienne ont une hostilité maintenant à l'égard de la France, quasiment une haine, et même le sentiment que la France leur doit quelque chose qu'ils viennent d'ailleurs chercher, pour certains, de gré ou de force ?", a-t-elle demandé.
Elle a attaqué François Hollande : "Ça doit être sa troisième repentance en cinq mois, il fait encore plus fort que Jacques Chirac. Faudrait peut-être qu'il regarde l'avenir". "A quand la repentance pour la Saint-Barthélemy ?" a-t-elle interrogé. Mettant en doute la manière dont s'est déroulée la répression sanglante – un"événement éminemment contesté dans la réalité de ce qui est exprimé" –, Marine Le Pen a demandé une "réciprocité" de l'Algérie dans la reconnaissance de ses actes, parlant des "milliers de morts et de mutilations" à mettre au compte du FLN et le "pillage et destruction" des cimetières où étaient enterrés les pieds noirs.
LE PS CONDAMNE LES CRITIQUES DE JACOB Le communiqué de l'Elysée a aussi été vivement critiqué par le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Christian Jacob. "S'il n'est pas question denier les événements du 17 octobre 1961 et d'oublier les victimes, il est intolérable de mettre en cause la police républicaine et avec elle la République toute entière, écrit ce dernier. François Hollande doit rassembler et sa tentative de politiser les enjeux de mémoire d'une période difficile de notre histoire est dangereuse pour la cohésion nationale."
Harlem Désir, futur patron du Parti socialiste, a"condamné avec la plus grande fermeté" les propos de Christian Jacob. "Par ses propos, M. Jacob se fait l'avocat indécent d'une répression qui a enfreint, ce soir du 17 octobre 1961, toutes les valeurs et toutes les règles fondamentales de la République", estime-t-il. Or"depuis l'ouverture des archives officielles, les historiens ont établi l'ampleur de la répression meurtrière des manifestations pacifiques d'Algériens conduite sous les ordres du préfet Maurice Papon", affirme-t-il. Selon M. Désir, "M. Jacob offre surtout au préfet Maurice Papon une terrifiante réhabilitation et se livre à une falsification insupportable de l'histoire".
DÉBATS PARLEMENTAIRES Une proposition de résolution sur la reconnaissance du massacre a été déposée par des sénateurs communistes au début de l'année. Elle sera examinée le 23 octobre. A l'Assemblée nationale, le député Front de gauche François Asensi a lui déposé mercredi une proposition de loi afin que toute la lumière soit faite sur ces événements.
Le député ex-PC de la Seine-Saint-Denis rappelle que depuis 1997, il demande l'ouverture des archives du ministère de l'intérieur "parce qu'une démocratie digne de ce nom ne peut maintenir le secret sur ces terribles événements". "L'adoption de cette proposition de loi serait un geste de concorde à l'adresse du peuple algérien, ce peuple ami, et contribuerait au rapprochement entre nos deux peuples", conclut François Asensi. HOMMAGE DE BERTRAND DELANOË Mercredi, le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a rendu hommage aux victimes de la répression du 17 octobre 1961, un "moment d'histoire tragique". "Le respect du peuple algérien c'est de dire la vérité, la vérité c'est que le 17 octobre 1961 de très nombreux Algériens ont été jetés à la Seine, massacrés alors qu'ils manifestaient pacifiquement pour un droit à l'indépendance", a déclaré M. Delanoë après avoir déposé une gerbe de fleurs devant la plaque commémorative qu'il avait inaugurée en 2001 au pont Saint-Michel.
L'ambassadeur d'Algérie à Paris, Missoum Sbih, qui a lui aussi déposé une gerbe, a dit espérer que M. Delanoë soit "entendu". "Les signes sont nombreux depuis l'élection du président Hollande, ils sont nombreux, ils sont multiples, ils sont très encourageants", a-t-il ajouté.
Moi, le cabannis, je dis non à la dénépalisation. Je dis comme Copé, c'est une grode, et c'est envoyer un mauvais gnissal à la neujesse. L'improtant, c'est que le brodeaux reste en vente libre....
Cette nuit, débat Obama-Romney.
Romney aura dû convaincre qu'il n'est pas un mormon milliardaire qui méprise les pauvres, et Obama qu'il n'est pas un Noir démocrate.
Facile pour personne.
Gros déficit pour l'édition 2012 du festival du Nombril, parrainé par Yannick Jaulin.
Un petit coup de main (au porte monnaie) les aiderait bien :
C'est par --> ici
La meilleure série française reprend pour une quatrième saison sur Canal+.
A ce sujet, je viens de découvrir une émission sur les séries sur la radio Le Mouv'. Au cours de la dernière émission, il était question d'Engrenages.
Aurélie Filippetti : "La culture est le disque dur de la politique"
LE MONDE |
A plusieurs reprises, la pendule du salon ministériel a
rythmé les minutieuses explications de la ministre de la culture et de
la communication. Il lui faut du temps pour exposer des choix
difficiles. Confrontée à la crise économique "inouïe", selon ses mots, et à la perspective d'un budget en baisse, Aurélie Filippetti a reçu Le Monde, Rue de Valois, à Paris. Vous êtes ministre de la culture et de la communication depuis trois mois. Déjà des surprises ?
Ce qui m'a surprise, c'est l'ampleur du désarroi. Des artistes, des
professionnels de la culture, des gens passionnés, excellents, se
trouvaient confrontés à une crise d'identité. Les attaques répétées
contre un ministère jugé dispendieux par nature, "strass et paillettes",
ou inutile, et que l'on peut sacrifier en période de crise, ont fini
par pénétrer les esprits. Un sentiment d'inquiétude générale ou
d'insécurité s'est développé. L'enjeu essentiel, pour moi, c'est de
montrer que la culture est le "disque dur" de la politique, du point de
vue de la citoyenneté et de l'économie. Il n'y aura pas de redressement
productif sans redressement créatif ! La culture fait l'attractivité de
la France. L'art, c'est du travail ; la culture, c'est de l'emploi.
Pourtant, le budget de la culture est annoncé en baisse de 3 %... Une première depuis dix ans. Vous avez été maltraitée ?
Qui parle de 3 % ? Toute annonce avant la fin des arbitrages est
prématurée. Mais je n'ai pas l'impression d'être maltraitée. On traverse
une crise économique d'une gravité inouïe. Tout le monde doit être mis à
contribution.
Et l'exception culturelle ?
L'exception culturelle, cela ne veut pas dire que la culture est
exempte d'efforts. En revanche, j'ai réussi à préserver la spécificité
des mécanismes de l'exception culturelle, comme le Fonds de soutien pour
le cinéma français. De même, nous avons ramené le taux de la TVA sur le
livre à 5,5 %. Nous avons évité des coupes budgétaires dans la
formation et l'enseignement ; il y a aura même des créations de postes
dans les écoles qui dépendent du ministère de la culture. Si on donne la
priorité à la jeunesse, comme l'a promis François Hollande, il faut
permettre à une nouvelle génération de créateurs de se former. Enfin, on
a préservé l'enveloppe du spectacle vivant et des arts plastiques pour
2012, et ce sera aussi le cas pour 2013. Ce n'est pas une fleur : les
compagnies de danse, les théâtres, les festivals créent de l'activité
partout en France.
Pour réduire ce budget, où faites-vous porter l'effort ?
D'abord sur certains projets, annoncés avec légèreté et, pour
l'essentiel, non budgétés par l'équipe Sarkozy. Le total de ces projets
dépasse le milliard d'euros. Nous en arrêtons certains, nous en
suspendons ou en reportons d'autres. La Maison de l'histoire de France,
dont le principe était contestable, la localisation problématique et le
coût excessif, est arrêtée... (Le Monde du 26 août). De même,
la création d'un musée de la photo à l'hôtel de Nevers, à Paris,
annoncée sans préparation, est interrompue... Lascaux 4, autrement dit
le Centre d'art pariétal, 50 millions d'euros pour un projet non
prioritaire, nous l'arrêtons... Idem pour la salle supplémentaire de la
Comédie-Française, à la Bastille : j'entends le besoin d'un lieu pour
représenter des pièces plus contemporaines, mais d'autres questions se
posent, comme la circulation de cette troupe, qui est celle de tous les
Français... La tour Utrillo, à Clichy-Montfermeil : il faut retravailler
ce projet de "Villa Médicis" en banlieue, le redimensionner avec les
élus. La politique culturelle dans les quartiers doit se développer par
un travail en profondeur. Les archives photographiques d'Arles : la
priorité, c'est le déménagement de l'Ecole de photographie. Il sera
fait, mais la seconde phase du projet doit être réexaminée... Le centre
des réserves de Cergy : il répondait au souci de protéger les réserves
du Louvre, objectif auquel s'était greffé un projet beaucoup plus
coûteux et plus long à mettre en place, porté par les élus, de centre de
recherche et d'exposition ouvert au public. Nous allons répondre à
l'urgence patrimoniale, mais l'idée d'un grand centre n'était pas
financée et ne pourra pas l'être aujourd'hui... L'hôtel de la Marine :
tout est suspendu au calendrier du ministère de la défense, qui doit
d'abord quitter les lieux... Les schémas directeurs de grands
établissements comme le Grand Palais ou Versailles : nous n'en
abandonnons pas le principe, mais nous envisagerons des
rééchelonnements...
En revanche, les grands chantiers véritablement lancés ou qui
arrivent à maturation, comme la Philharmonie, le Mucem (Musée des
civilisations d'Europe et de Méditerranée de Marseille), les Archives
nationales à Pierrefitte ou le Musée Picasso, seront achevés dans le
rythme prévu.
Autre source de dépenses, pour l'Unedic cette fois, les
intermittents. Le déficit des annexes 8 et 10 dépasse 1 milliard
d'euros. Comme en son temps avec la sidérurgie, les socialistes vont-ils
devoir faire le sale boulot ?
Les deux dossiers ne sont pas comparables ! On reprochait beaucoup à
la minette lorraine de ne pas être assez chargée en fer, de ne pas être
compétitive par rapport au minerai brésilien. Or, les artistes, et tout
le secteur de la création, excellent et incarnent la compétitivité de
notre territoire. Il est normal, pour un grand pays dont l'économie
repose largement sur la culture, qu'il y ait un mécanisme
d'indemnisation du chômage spécifique. Il ne faut pas, non plus, agiter
des chiffons rouges comme le déficit des annexes 8 et 10.
L'assurance-chômage pour les artistes et les techniciens du spectacle,
ce n'est pas un système pour les privilégiés, mais pour des gens
précaires. Il faudra cependant renforcer les contrôles et sanctionner
les abus.
Il y a un projet de "taxe Google" en Allemagne ; qu'en pensez-vous ?
Il existe un groupe de travail sur la fiscalité numérique, dans le
cadre de la mission de concertation de Pierre Lescure. De toute façon,
il va falloir développer une fiscalité équitable entre les acteurs du
numérique et les acteurs traditionnels de la culture. Ceux qui diffusent
les œuvres de création ont intérêt à financer la création qu'ils
diffusent. Je suis allée à Bruxelles pour défendre cette idée.
L'exception culturelle, ce n'est pas défendre les intérêts français : ce
sont des mécanismes économiques de régulation, fins et adaptés à
l'évolution des technologies et des pratiques. Google et les
plates-formes en général jouent un rôle décisif dans la préservation, ou
pas, de la diversité culturelle. Il ne faut pas que l'on aille vers une
homogénéisation encore plus grande des goûts et des pratiques.
Quand on n'a pas de moyens, il faut des idées...
Encore une fois, je défends l'idée que le patrimoine et la création
sont le disque dur d'une politique générale. Quand on numérise les
archives départementales du Tarn, c'est 65 millions de pages vues dans
l'année. La culture est le ciment du pays. Et les nouvelles technologies
peuvent nous lier à notre propre histoire. Dans une période de crise
morale comme la nôtre, l'art peut donner du sens à nos vies. Chaque
enfant doit pouvoir disposer d'une formation en histoire des arts mais
aussi d'un éveil de la sensibilité et de la pratique artistique, sans
oublier les rencontres avec les artistes. C'est une idée essentielle.
Les enfants qui pratiquent la musique, le théâtre ou la danse ont un
rapport à eux-mêmes et une appréhension du monde bien meilleurs. Par les
activités artistiques, on rattrape même certains gamins en échec
scolaire. Et ce qui est valable pour les enfants l'est pour les adultes.
Mais on ne va pas réinventer la poudre. Beaucoup de choses existent,
soutenues par les collectivités locales. Il faut les généraliser... Nous
allons dégager 10 millions d'euros supplémentaires sur notre petit
budget. Et ce sont les professionnels, les établissements publics, les
Monuments historiques, qui vont être les chevilles ouvrières de ces
mécanismes.
Ce dossier de l'éducation artistique était intégré dans la
grande concertation sur l'école. Vous annoncez votre propre
concertation. A-t-on besoin de deux processus concurrents ?
L'éducation artistique et culturelle dépasse la seule question des
rythmes scolaires, ou même de l'école. Pour une des priorités de
François Hollande, il me semble normal qu'il y ait un travail spécifique
du ministère de la culture, en relation avec Vincent Peillon.
La mission Lescure sur les enjeux du numérique rendra ses
conclusions au printemps prochain. Mais Hadopi est toujours en vigueur.
Doit-elle continuer à envoyer des courriels de menaces, à transmettre
les dossiers de récidivistes au parquet ?
La nouvelle loi sera votée au premier semestre 2013. D'ici là, le
temps sera à l'apaisement. C'est déjà le cas. Les pratiques ont évolué,
et pas seulement en France, aux Etats-Unis également. Cela pour dire que
ce n'est pas la loi Hadopi qui a fait changer les internautes. Partout,
l'offre légale s'est développée. Il faut continuer. Concernant le volet
répressif, quatorze dossiers ont été transmis au total à la justice,
aucune poursuite n'a été engagée. Nous n'avons pas d'instruction à
donner au parquet. De même, la Hadopi est une autorité indépendante.
Mais je constate un climat de modération généralisé dont je me félicite.
Le patrimoine a été ballotté ces dernières années par des règlements successifs. Entendez-vous reprendre ce dossier ?
Cinquante ans après la loi Malraux, il faut revoir certaines choses.
Je prépare une loi qui aura trois volets. Le premier concerne les zones
d'aménagement urbain : le texte en vigueur fait qu'en 2015 certaines
zones protégées risquent de perdre leur statut. Il faut y remédier. Il
faut aussi revoir les règles sur l'archéologie préventive, ouverte à la
concurrence depuis dix ans. Des entreprises privées se sont mises sur le
marché avec des stratégies particulièrement agressives. Nous allons
donc rédiger un livre blanc et défendre l'Institut national de
recherches archéologiques préventives (Inrap). Enfin, le dernier volet
devrait concerner les archives. Le précédent gouvernement avait créé une
catégorie d'archives incommunicables, concernant notamment les armes
nucléaires, bactériologiques... C'est contraire à la notion même
d'archives. Certains délais nécessaires avant consultation avaient été
étendus. Il faudra revoir ça. Nicolas Sarkozy voulait instrumentaliser
l'histoire. François Hollande veut rendre aux historiens les outils de
leur indépendance.
Vous avez aussi manifesté votre intention de modifier la loi Guigou sur le droit à l'image ?
Il y a eu une confusion. La loi Guigou protège l'image des personnes
mises en cause par la justice, c'est très bien. En revanche, il faut
permettre aux photographes d'informer ou d'exprimer un point de vue
esthétique sans être constamment menacés de poursuites au nom du droit à
l'image. Il y a eu une inflation excessive de procédures, il faut y
remédier.
Le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) va se
voir retirer une partie de son fonds de roulement. On parle de 120 à
150 millions d'euros. Ne risquez-vous pas de déstabiliser le système ?
Face à la crise, le CNC va effectivement être mis à contribution de
façon importante, et c'est normal. Les professionnels du cinéma ont fait
preuve de beaucoup de responsabilité. Mais en échange, la taxe sur les
services distributeurs (TSTD), qui auparavant était écrêtée, ne le sera
plus. Ce qui évitera une sorte de double peine...
Les surplus du CNC devaient également financer le nouveau Centre national de la musique (CNM). Est-ce toujours d'actualité ?
Nous n'avons pas réellement besoin d'un nouvel établissement public,
qui nécessiterait, en plus des ressources existantes, 50 millions
d'euros. Ce n'est pas possible actuellement. Mais nous soutiendrons les
producteurs indépendants. J'ai dégagé des crédits et sauvé le crédit
d'impôt dont ils bénéficient. Et le travail de réflexion se poursuit
avec les professionnels.
Dans l'opposition, vous avez beaucoup dénoncé le fait du
prince en matière de nominations. Vous êtes maintenant "princesse",
allez-vous changer le système ?
Je suis pour des processus transparents, avec des projets, pas des
décisions prises à l'Elysée que le ministre de la culture découvre dans
le journal. La culture a toujours relevé en partie du domaine régalien,
et en partie de ce qui permet à un homme politique de laisser une trace :
il importe de montrer au secteur qu'il est là parce qu'il a une
importance pour le pays.
Et vous, quelle trace espérez-vous laisser ?
Je suis là depuis trois mois, patience... Une trace numérique,
peut-être. C'est fragile, je sais. Mais c'est beau la fragilité, non ?
Clarisse Fabre, Nathaniel Herzberg et Xavier Ternisien (propos recueillis par)
"Les patrons ne font pas semblant d'aller mal" dit Mme Parisot. les salariés et les chômeurs ne font pas semblant non plus. Et moi même, je fais semblant d'aller bien.
Les 6,7 et 8 septembre prochain, Fauchon organise le Week-end Éclairs.
La maison réédite alors 25 de ses recettes les plus appréciées : Éclair
Joconde, Éclair Caramel beurre salé, Éclair Rainbow, Éclair Paris
Brest. À cette occasion, Fauchon présentera également une toute nouvelle
recette : l’éclair Saint Honoré. J'ai bien l'impression qu'il y a même un éclair Yoshi !! Le blanc à pois verts !
Miam, Miam !
A défaut de pouvoir goûter, admirez comme ils sont beaux.
Babel propose deux autres versions de ce jingle d'avant spectacle. Composé spécialement pour la scène nationale de Château-Gontier. Merci à lui !
Babel, un artiste à découvrir ici.
J'ai vu un excellent spectacle hier soir sur le Patrimoine en Mayenne, avec aux manettes, les fameux frères Rousselet (Jérôme et Sébastien). Comment ? Vous ne connaissez pas Jérôme et Sébastien Rousselet ?! Peu importe, ce n'est pas le propos ici ! J'ai appris pendant ce spectacle qu'il y avait effectivement plus de vaches que d'habitants dans ce beau département ; il y en a même deux fois
plus ! Alors, en hommage à ces braves bestioles, deux belles séquences extraites du film Bovines.
Disabled theater du chorégraphe Jérôme Bel. Un spectacle très touchant qui interroge sur la place du handicap dans notre société et sur le regard qu'on y pose.
Et puis j'ai demandé à Christian de jouer l'intro de Ziggy Stardust par la compagnie Ouvre le chien à la patinoire d'Avignon, transformée en salle de spectacle. Paradoxalement, il y fait très chaud !!
La Manufacture à Avignon est un théâtre permanent, dédié aux auteurs contemporains de France et d'Europe. Pendant le festival, c'est aussi un lieu de rencontres où l'on peut manger et boire un verre... à l'ombre !
Parce que le Festival d'Avignon, ce n'est pas que soleil et théâtre.
L'expo, en hommage à sa mère décédée, s'intitule Rachel, Monique.
Sophie Calle lit le journal intime de sa mère, et le découvre, pendant la durée de l'exposition (voir arrière plan de la photo).
Le smic sera revalorisé de 2 % au 1er juillet, soit 27 euros en euros courants. C'est, une fois déflaté, 0,6 %, 8 euros en euros constants. C'est, paraît-il, un "coup de pouce". On a le droit de penser à d'autres doigts.
On s'interroge à tort sur le comportement des électeurs de Bayrou, de Le Pen. La vraie question est désormais : puisque le Front national est au second tour, sur qui vont se reporter les voix de Sarkozy ?!
Notre président- candidat veut organiser sur le Champ-de-Mars un contre-1er-Mai des "gens qui travaillent dur". Pour occuper tout le terrain, sa femme organisera au Fouquet's un goûter des "gens qui ne foutent rien".
En live, Berurier Noir... la chanson c'est "Porcherie"... Ecoutez à partir de 2 minutes 11 secondes ; on a l'impression que le concert a eu lieu hier soir... Et pourtant, ça date de 1989 : 23 ans, et on est toujours au même point. C'est déprimant.